La Terreur

La lueur tremblée dans ces yeux humides. La force irrésistible qui hérisse cette forêt crépusculaire. Ce vrombissement pesant dans les oreilles. Le souffle, teinté de mille saveurs acres. Les joues se vident, la vie déserte, mais soudain, une chaleur ocre qui monte dans la nuque. Les mains agrippent la gorge déjà nouée, tandis que les ongles crissent contre la peau qui se déchire en tristes lambeaux.

L’haleine se glace, l’espoir se casse ; la moiteur muqueuse et la sueur râpeuse. Elle se glisse dans les entrailles. Les lèvres gonflent. Les lèvres souffrent. Les lèvres s’ouvrent. Elle rampe sous l’échine. Un écho dans l’air, une bouteille à la mer, un frisson dans l’espace. Un silence dans la poitrine. La terreur.

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