Bleu nuit

La nuit coule et se languit. Bleue, la nuit lente et lisse. Elle ondule et glisse.

Une lueur qui tremble et qui jaillit, par-delà les ondes tranquilles. Une lueur qui naît. Une lueur qui commence à mourir. Déjà triste, déjà sourde, déjà blanche, la lueur. Et la poussière troublée qui souffle dans l’eau.

Elle s’étire, la lumière, elle se tord et se plie. Des doigts translucides qui ne s’achèvent pas, qui se tirent, qui se poussent, qui jamais ne repoussent. La nuit les recouvre de son voile, de son linceul, de son suaire et soupire.

Elle ondule et glisse. Bleue, la nuit lente et lisse. La nuit coule et se languit.

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