Ouroboros, bis

Un cercle noir, dans un blanc infini. Sous une impulsion qui le dépasse, il se met à chuter. À grimper. En avant ou à reculons, il n’en sait rien parce qu’il ne pense pas. Toujours est-il que le cercle noir déchire la blancheur dans son sillage, une traînée obscure balafrant l’infini comme autant de souvenirs de plus en plus anciens. Il bifurque, saute et repars dans sa course effrénée.

Il n’y avait pas de repères dans cette constante infinité, mais désormais, la trace qu’il laisse permet de déterminer qu’il y a un derrière lui et un devant lui. Ainsi poussé dans une myriade de directions différentes, on observe qu’il s’oriente vers un nulle part, une éternité lactée qui s’étend devant lui. Face à cet adversaire insurmontable que représente l’infinie blancheur, ce qui n’était qu’un petit cercle noir se transforme progressivement en une ligne sinueuse, un serpent déterminé à traverser l’immuable, à s’enrouler autour de l’univers pour se mordre la queue.

Alors naît sa conscience. Sa tête se retourne, pour estimer le chemin parcouru. Il aperçoit sa queue, son début, sa vieillesse. Tordue, pliée, formant des boucles et des spirales. Il est incapable de lire ce que son corps écrit :

Un cercle noir, dans un blanc infini. Sous une impulsion qui le dépasse, il se met à chuter. À grimper. En avant ou à reculons, il n’en sait rien parce qu’il ne pense pas. Toujours est-il que le cercle noir déchire la blancheur dans son sillage, une traînée obscure balafrant l’infini comme autant de souvenirs de plus en plus anciens. Il bifurque, saute et repars dans sa course effrénée.

Il n’y avait pas de repères dans cette constante infinité, mais désormais, la trace qu’il laisse permet de déterminer qu’il y a un derrière lui et un devant lui. Ainsi poussé dans une myriade de directions différentes, on observe qu’il s’oriente vers un nulle part, une éternité lactée qui s’étend devant lui. Face à cet adversaire insurmontable que représente l’infinie blancheur, ce qui n’était qu’un petit cercle noir se transforme progressivement en une ligne sinueuse, un serpent déterminé à traverser l’immuable, à s’enrouler autour de l’univers pour se mordre la queue.

Alors naît sa conscience. Sa tête se retourne, pour estimer le chemin parcouru. Il aperçoit sa queue, son début, sa vieillesse. Tordue, pliée, formant des boucles et des spirales. Il est incapable de lire ce que son corps écrit :

Un cercle noir, dans un blanc infini…

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