cri

La Terreur

La lueur tremblée dans ces yeux humides. La force irrésistible qui hérisse cette forêt crépusculaire. Ce vrombissement pesant dans les oreilles. Le souffle, teinté de mille saveurs acres. Les joues se vident, la vie déserte, mais soudain, une chaleur ocre qui monte dans la nuque. Les mains agrippent la gorge déjà nouée, tandis que les ongles crissent contre la peau qui se déchire en tristes lambeaux.

L’haleine se glace, l’espoir se casse ; la moiteur muqueuse et la sueur râpeuse. Elle se glisse dans les entrailles. Les lèvres gonflent. Les lèvres souffrent. Les lèvres s’ouvrent. Elle rampe sous l’échine. Un écho dans l’air, une bouteille à la mer, un frisson dans l’espace. Un silence dans la poitrine. La terreur.

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Coma noir

Un cri dans le vide.

La façade d’un immeuble recouverte d’un voile translucide… un linceul mortuaire.

L’atelier s’est bien passé. Je ne suis pas vraiment satisfait, mais je suis parvenu à pondre quelque chose. Je craignais un débordement, j’avais peur de ne pas pouvoir écrire une ligne.

Sur le quai, en me plaçant à l’endroit habituel pour attendre mon train, je suis légèrement rassuré.

.ruoteR

Non.

.rellA

Je porte le deuil plus vite que la mort. Cela fait longtemps que j’ai abandonné l’idée d’une justice transcendant la condition humaine. Mais l’injustice fait quand même mal.

Épuisé et vidé. La nuit a été très agitée, les narines ont pleuré et les yeux ont coulé.

La veille au soir, j’ai appris une très mauvaise nouvelle.

~

« Her heart’s bloodstained egg we didn’t handle with care ;

It’s broken and bleeding and we can never repair…

… we can never repair. »

Coma Black.